Maladie de Raynaud : test gants et chaussettes chauffantes (vélo, ski..)

Maladie de Raynaud : test gants et chaussettes chauffantes (vélo, ski..)

Quand on aime le vélo, le ski, le parapente et que l’on souffre du syndrome de Raynaud, ça peut devenir une souffrance de réaliser le sport que l’on aime. HeatPerformance®, spécialiste des gants et chaussettes chauffants m’a proposé de tester leurs produits dans mes sports outdoor, mais j’ai préféré confier la mission  à un pote qui souffre  du syndrome de Raynaud dans ses sorties en montagne, en vélo taf, en cyclisme ou en moto. Voici son retour d’expériences après tester une paire de gants chauffants, une paire de sous-gants chauffants et une paire de chaussettes chassantes.

Ludo ça rime avec Raynaud

Je m’appelle Ludo, j’ai 39 ans bientôt 32. Voilà, plus de 15 ans que je suis tombé dans la marmite des sports outdoor et je ne m’en lasse pas (ski de randonnée, ski de fond, alpinisme, escalade, vtt, cyclisme, parapente, …). Qu’il pleuve, qu’il vente, qu’il neige ou qu’il gèle, je ne peux m’empêcher de sortir en plein nature.  (J’avoue, quand même, qu’un petit rayon de soleil, ça fait plaisir.)  Cela ne me pose aucun problème si ce n’est ma maladie de Raynaud. Ce syndrome n’a l’air de rien mais il peut être très contraignant, voire même handicapant et dangereux dans certaines conditions ; surtout lorsqu’il y a des paramètres de risques en jeu. J’ai ce syndrome depuis mes 20 ans et il me cesse de s’accentuer avec l’âge. Aujourd’hui, on peut dire que je l’ai en mode « sévère » et le seul remède que j’ai trouvé, c’est l’empilement de gros gants et de grosses chaussures sans réelle satisfaction.

Le fameux principe des 3 couches ©photo Jennifer Aniston

Le syndrome de Raynaud, qu’est-ce-que c’est ?  

La maladie de Raynaud ou phénomène de Raynaud ou syndrome de Raynaud correspond à un trouble temporaire au niveau de la circulation sanguine. Ce syndrome de Raynaud affecte généralement les extrémités du corps humain, en particulier les doigts et le bout des doigts. Il engendre alors une perte de sensibilité et un blanchiment des doigts : une phalange, un doigt ou plusieurs doigts, selon la personne touchée. Le phénomène peut également se manifester au niveau des orteils (maladie de Raynaud au pied), des oreilles et du nez.

Une personne souffrant de la maladie de Raynaud, en s’exposant au froid notamment, voire à des situations stressantes, verra ses doigts pâlir, devenir froids et insensibles, durant quelques minutes ou quelques heures.

Pour moi, le plus dur ce n’est pas le froid ni la perte de sensibilité ni les fournissements mais c’est le moment ou la circulation sanguine revient. En effet, la douleur est si intense que je suis obligé d’arrêter toute activité et certaines fois de mettre genou à terre ; j’ai même déjà eu des vertiges.

A vos gants, prêt, décollez©photo Ludovic Cazard

Les produits Heat Performance testés  

Sous-gants chauffants HeatPerformance THIN

Description complète et photos complémentaires des sous-gants chauffants HeatPerformance Thin

Gants électriques HeatPerformance PRO

Description complète et photos supplémentaires des gants chauffants HeatPerformance Pro 

Chaussettes chauffantes avec télécommande HeatPerformance PRO avec télécommande

Description complète et photos complémentaires des chaussettes HeatPerformance Pro

Les conditions des tests des gants et chaussettes chauffantes

Jusqu’à présent, je m’équipais des bonnes chaussettes et de gants dès que les conditions descendent en dessous de 15°c et/ou qu’il y a du vent ; c’est-à-dire très rapidement à partir de d’octobre (ça dépend de l’été indien suivant les années).

Afin de bien percevoir les capacités et le potentiel de ces équipements chauffants, j’ai effectué des tests dans différentes activités (vélo, parapente, ski et moto), dans différentes conditions (conditions automnales puis hivernales). J’ai également varié l’intensité des types d’efforts, entre une pratique en parapente où l’on est peu dynamique et une pratique vélo où dans les montées on produit de la chaleur mais lors des descente on est confronté à la vitesse, le vent et une baisse brutale de l’effort.

En bref, voici l’étendu des conditions rencontrées :

– Température de -12°C à 15°C
– Temps : brumeux – nuageux – ensoleillé – venté
– En statique (vol de parapente – au bureau – en moto) et en dynamique (vélo – ski – ski de randonnée – ski de fond – bricolage extérieur)

Pour avoir une bonne idée des performances, j’ai réalisé des sorties relativement longues afin tester l’autonomie des batteries des gants, sous-gants et chaussettes chauffantes.

Vol avec juste le sous-gant chauffant ©photo Ludovic Cazard

Avis sur les gants et chaussettes chauffantes pour la maladie de Raynaud

Sous-gants chauffants HeatPerformance THIN

Comme dit précédemment, j’ai pu les tester dans différentes conditions et modes (en mode « sous-gants » et mode « gants »). En effet, j’apprécie d’avoir une bonne dextérité lors de mes activités ; donc j’ai fait le choix de mettre uniquement ces sous-gants même en conditions froides pour tester leurs limites. Lors de température inférieure à 5°C on arrive aux limites d’utiliser ces sous-gants en gants principaux. Néanmoins (comme le sphinx), entre 5°C et 10 °C, ils m’ont permis de maintenir mes doigts « en vie » sans mettre des plus gros gants. Ainsi, ils me paraissent un bon compromis pour l’intersaison. Attention, lorsqu’il pleut ou qu’il vente, on ressent vite le froid car il n’y a pas de couche coupe-vent sur ces sous-gants (normal c’est des sous gants). De plus, il vous faudra vous mettre en mode 3 ce qui a un impact sur l’autonomie.

Concrètement au niveau de l’autonomie, lorsqu’on est en mode 3 (le max) et uniquement avec les sous-gants, les batteries se déchargent rapidement et il est difficile de faire des sorties de plus de 3 heures. Ils ont un avantage non négligeable en ayant la fonction tactile avec l’index et le pouce ; ce qui est très intéressant par exemple quand on a besoin de regarder la carte sur le téléphone.

Si on les utilise en mode sous-gants, ils sont relativement volumineux. Il faudra avoir des gros gants adaptés pour les accueillir ; c’est-à-dire un peu plus grands. Dans ce cas, les gants assurent la protection contre le vent ou la pluie si ceux-ci sont imperméable.

Sous-gants chauffants en vélo ©photo Ludovic Cazard

Gants électriques HeatPerformance PRO

Fallait pas se boiter pour prendre la photo ©photo Ludovic Cazard
Ski de rando, au sommet, avec les mains au chaud ©photo Romain Le Pemp

Tout d’abord, cette paire de gants est une « vraie » paire de gants en soi ; c’est à dire qu’ils sont relativement efficaces sans la fonctionnalité « chaleur ». Dans des conditions froides, on peut patienter un petit moment avant de les allumer. Lorsqu’on fait le choix de les allumer, on ressent très rapidement la sensation de chaleur ; même en mode 1 (le minimum). Cette impression est plus remarquable qu’avec les sous-gants. C’est d’autant plus agréable quand on a les doigts froids ; on a la sensation d’être à côté d’un poêle. Logiquement, on perd de la dextérité avec ces gants comme avec n’importe quelle paire de gros gants. L’avantage, c’est qu’on a la possibilité d’affronter des conditions plus rudes avec plus de confort ou de gagner du temps avant l’apparition des premiers symptômes de la maladie de Raynaud. Difficile d’avoir une valeur exacte sur l’autonomie ; en effet lorsque je les ai utilisés, j’ai souvent ajusté le mode de chaleur en fonction de mon ressenti du moment et les conditions de test étaient très variées. Cependant, on peut dire que l’autonomie est relativement bonne même si l’autonomie est impactée par les grands froids comme toutes batteries.

Chaussettes chauffantes avec télécommande HeatPerformance PRO

Je suis très content d’avoir pu tester ce produit. Lors de toutes mes sortie test, j’en ai été satisfait. Sans même les allumer, ce sont des grosses chaussettes. Tout ce qu’il y a de plus standard ; donc ça fait le job lors de petites conditions froides. Pour des conditions plus fraiches, il suffit de choisir entre le mode1 et 3 en fonction de vos besoins et de l’activité. Par exemple en vélo, dans une phase de montée (vitesse faible – gros effort), le mode 1 peut être adapté ; puis lors d’une descente (vitesse importante – peu d’effort) le mode 3 peut être nécessaire. Bref, le choix vous appartient en façon de vos sensations mais le résultat sera au rendez-vous. D’autant plus, ce choix des modes de puissance est facilité par la télécommande, donc inutile de relever le pantalon ou le collant pour sélectionner le mode. Cette option est quasiment indispensable lorsqu’on est équipé d’un cuissard de vélo, pantalon de ski, ou autre; ce qui est la plupart des cas en saison froide. Néanmoins, je peux faire une remarque sur le maintien de la chaussette lié au poids de la batterie. En effet, si on utilise dans des chaussures basses ou que l’on n’a pas de maintien complémentaire, celle-ci aura tendance à descendre au cheville (foutu gravité !! ou alors c’est que j’ai des trop petits mollets..). J’ai rencontré ce cas lors d’une sortie vol-rando en parapente. Pendant la montée (à pied du coup), j’ai un pantalon de randonnée qui ne permettait pas de maintenir la batterie ; ainsi il me fallait la remontée en permanence. Cette problématique peut être contourné en mettant un collant car lors des sorties de vélo avec un cuissard long, cette problématique n’avait pas lieu. En conclusion, je suis très content de l’apport de confort que ce produit m’apporte. Lors des sorties en ski de randonnée avec des températures de -12° je n’ai pas ressentie une seule fois les symptômes de Raynaud en mettant dès le début sur la position minimum de chaleur.

Chaussettes chauffantes sur corps d'athlète ©photo Ludovic Cazard
Chaussettes chauffantes sous le cuissard long ©photo Ludovic Cazard
Dans une chaussure de ski de fond, ça donne ça ©photo Ludovic Cazard
Dans une chaussure de ski, ça donne ça ©photo Romain Le Pemp

Conseils pour une utilisation efficace des gants chauffants et chaussettes chauffantes

Avec l’expérience, l’anticipation est la clé pour atténuer ce syndrome de Raynaud. En effet, le top est de s’équiper avant que le corps capte une baisse de la température et ne déclenche la réduction de la circulation sanguine.

Voici mes conseils :

L’anticipation du froid

    • Equipement adapté au moment (effort, température, humidité, …)
    • Allumer en prévention les gants ou les chaussettes sur l’intensité la plus basse
    • Réduire le mode chauffe en effort

Avoir des équipements au maximum sec. Humidité=froid

    • A la maison, le mode chauffe peut servir à un séchage rapige.

Eviter les pantalons amples pour le maintien des chaussettes en activité (cuissards, collants)

    • En ski, la chaussure haute fait le job
    • En vélo ou ski de fond, un collant  ou cuissard long maintien bien

Charger à fond ses batteries sur secteur (pas de possibilité sur USB)

    • Avoir des batteries de rechange ou de plus grandes capacités si vous partez pour des longs raids en ski de randonnée

Bien choisir la taille du produit

    • Le guide des tailles est juste (mon tour de main : 22cm taille L)

Le syndrome est là : vite on bouge

    • Des cercles de bras pour les mains (ça marche très bien)
    • Des balancements de jambes pour les pieds

J’espère que ces tests vous auront permis d’en savoir plus sur les apports de tels équipements contrer les symptômes de la maladie de Raynaud durant vos sorties outdoor. De mon côté, les essayer c’est les adopter !!
Si vous avez des questions, n’hésitez pas à les mettre en commentaire !

2 Comments
  • Fred
    Posted at 17:26h, 01 février Répondre

    Merci pour cet article. Je me retrouve bien dans les symptômes et les problèmes que vous décrivez. Cela fait un moment que j’hésite mais je pense que je vais passer le cap en m’équipant !

    • Romain
      Posted at 10:03h, 02 février Répondre

      Salut Fred, merci pour ton retour. Effectivement j’ai l’impression que ça a changé la vie de mon pote testeur dans ses sorties montagne ou vélo! J’espère que ça sera de même pour toi

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