10 conseils pratiques pour préparer son voyage au Vietnam

10 conseils pratiques pour préparer son voyage au Vietnam

Nous avons fait un voyage de 3 semaines au Vietnam en décembre 2019. 3 semaines c’est court pour s’imprégner d’un pays, mais c’est déjà pas mal pour voir des points particuliers ressortir, tel un rapport d’étonnement. Je vous propose dans cet article 10 conseils pratiques pour votre voyage au Vietnam, issus de notre expérience. Il y en a surement d’autres, mais ça vous fera déjà une bonne base pour préparer votre voyage au Vietnam. Ils ne sont pas classés par importance.

Conseil n°1 : Organiser son itinéraire de voyage au Vietnam

Le Vietnam est un pays étendu. Si vous voulez visiter différents endroits du pays, il va falloir vous déplacer. Afin d’éviter de faire des allers-retours inutiles, prévoyez votre voyage dans un sens unique du nord au sud ou inversement (en fonction de la saison). Quand vous prenez vos billets d’avion l’idée est donc d’atterrir d’un côté et repartir de l’autre. Idem si vous avez du temps et que vous voulez en profiter pour aller au Cambodge voisin, adaptez vos billets en conséquence. Vous n’avez pas besoin de tout prévoir et tout réserver en avance, tout se fait bien sur place, ça vous permet d’être plus souple et de s’adapter en fonction de la météo et des coins que vous aimez bien. Évitez les longues distances en un seul trajet, les villes sont éloignées et les transports pas très rapides. Par exemple, si vous allez du nord au sud, prévoyez des escales dans le centre pour couper le trajet et découvrir les lieux.

Conseil n°2 : Les bus couchette au Vietnam, pas la meilleure option

Le Vietnam est un pays très étendu avec de longues distances entre les villes et surtout des transports en commun pas très rapides. Donc faire 400 km peut prendre 9h. Du coup si vous ne voulez pas perdre trop de temps en journée dans les transports, le mieux est de dormir pendant les trajets.

Une solution est le bus couchette. Il y a différentes compagnies, mais pas toute du même niveau. Certaines ont des bus assez récents, d’autres ont des antiquités. Dans les deux cas, le principe est le même, le bus est composé de 3 rangés distinctes de couchettes individuelles sur deux étages. Dans les bus récents un rideau isole chaque couchette pour être tranquille, dans les plus vieux, il n’y a rien. De même les bus sont moins bruyants et le personnel plus professionnel dans les agences plus professionnelles. Dans d’autres vous avez l’impression d’être au mieux du bétail, au pire des colis.

Mais le type de bus ne fait pas tout, les routes au Vietnam sont assez dangereuses et sommaires, surtout lorsque vous vous éloignez des grands axes. Idem si vous allez en montage, ça tourne pas mal. Bref il y a toujours le risque d’accident et ce n’est pas rare que ça vomisse dans les bus. Ils vous donnent des pochettes, mais bon ce n’est pas hyper agréable d’avoir des vomitos pas loin de soi durant le trajet. Ces bus fonctionnent aussi en journée, donc vous pouvez aussi vous retrouver dans cette position semi-allongée pour des trajets en journée. Bref, si vous avez le choix, prenez le train couchette plutôt que le bus couchette.

Conseil n°3 : Les trains couchettes au Vietnam : la bonne idée

Le train couchette est la vraie bonne idée pour voyager tout en dormant assez bien. D’une part les cabines de 4 couchettes sont assez spacieuses, les couchettes sont confortables et si vous avez la chance la cabine ne sera pas peut être pas pleine. Il y a plusieurs niveaux de confort pour les sièges et les couchettes au Vietnam. Mon conseil pour passer une bonne nuit et ne pas être fatigué le lendemain, prendre une place en couchette en cabine 4 personnes. Généralement ils appellent ça luxe ou prémium, mais encore une fois, pour nous français ça ne coute pas très cher, d’autant que ça vous évite de payer une nuit dans un hôtel ou homestay, de voyager et de bien dormir.
Pour info les trains circulent à environ 50 km/h, donc ça vous laisse le temps de faire des longues nuits et des bons souvenirs.

Conseil n°4 : Se connecter à internet au Vietnam

A l’étranger, hors d’Europe, ça peut être compliqué ou onéreux pour se connecter à internet depuis son smartphone, donc la solution est soit de se connecter via les wifi gratuits soit de louer un boitier wifi qui fonctionne avec une carte 4G. Les wifi gratuits sont suffisamment présents partout, pas besoin de prendre un boitier wifi que vous allez payer près de 50€/semaine. Je vous conseille l’application gratuite Wiman qui va vous faciliter la connexion automatique avec les hotspots wifi gratuits du Vietnam.

Conseil n°5 : Traversez avec les locaux

Lorsqu’il s’agit de traverser une rue à Hanoï ou Ho Chi Minh, mieux vaut ne pas être endormi et ou les yeux sur son smartphone ou guide. Personne ne vous laissera passer, ni les voitures et encore moins les nombreux scooters. Au début ça surprend, car la technique est de traverser dans le flux, de ne pas s’arrêter et de jongler entre les différents véhicules qui passent. Le bon plan ultime est de traverser en même temps que les locaux, qui ont beaucoup plus l’habitude. Par contre l’emplacement idéal est de se mettre à côté d’eux à l’opposé d’où arrivent la circulation. Si vous vous mettez derrière c’est moins bien, car il s’agit vraiment de se faufiler et non de faire un gros tas au milieu de la chaussée, restez donc à côté et à l’opposé d’où arrive la circulation.

Conseil n°6 : Prenez garde aux scooters dans tous les sens

Dans la même lignée que le conseil du dessus, il faut être concentré et attentif lorsque vous êtes dans la rue et même sur le trottoir, car il y a des scooters partout et dans tous le sens. Donc vous pouvez vous retrouver nez à phare avec des scooters à contre sens ou des scooters qui vont sur le trottoir pour doubler les bouchons.

Conseil n°7 : Le klaxon n’est pas signe d’animosité au Vietnam

Ce qui est assez fou avec cette organisation de conduite dans les centres villes, notamment dans le vieux centre d’Hanoï, que l’on pourrait qualifier d’anarchique au premier regard, c’est que c’est un bordel bien organisé. Des règles de circulation implicites sont adoptées, afin que chacun arrive à circuler dans cette foule de scooters et de voiture. Ne soyez pas surpris, ça klaxonne dans tous le sens, mais plus par code que pour protester comme chez nous en France. D’ailleurs, mais c’est le côté asiatique, malgré le bordel sur la route et les non priorité, personne (ou presque pas) n’élève la voix ou s’insulte. Assez surprenant quand on connait nos façons de conduire en France.

Conseil n°8 : Bien choisir son taxi au Vietnam

Alors là, attention les yeux, certains faux taxis ou vrais faux taxis vietnamiens ont bien compris que les touristes pouvaient être des poules aux œufs d’or. Prendre un taxi au Vietnam est très abordable et comme il n’y a pas ou très peu de transport en commun dans les villes, c’est assez pratique pour se déplacer sur des grandes distances en ville. On n’avait en tête de regarder que le taxi ait une plaque sur le toit, qu’il ait un taximètre et qu’il ait un autocollant sur la vitre ou portière avec les tarifs. Mais malgré cela on a réussi à tomber sur des taxis (on ne sait pas du coup si c’était des vrais ou non) qui ont essayé de nous arnaquer, voici un florilège des arnaques croisées, il y en a surement d’autres donc soyez vigilants.

– le taximètre annonce la somme dix fois supérieure pour un même trajet à ce que l’on avait payé à l’aller avec un vrai taxi… Après de longues minutes à discuter (s’embrouiller), nous sommes partis en lui payant le prix que l’on avait payé à l’aller avec un vrai taxi, soit un dixième de ce qu’il voulait. Le ton est vite monté quand il a compris qu’on n’allait pas payer son arnaque, mais nous n’avons pas cédé.

– un chauffeur de taxi qui vous dit qu’il n’a pas la monnaie pour vous rendre le différentiel. Au Vietnam un billet de 500 000 dongs ça équivaut à 23€ environ, du coup en tant que touriste quand on retire de l’argent on a vite pas mal de ce type de billet. Mais quand la couse coute 100 000 dongs et que la personne vous dit qu’elle n’a pas la monnaie, ce n’est pas lui laisser un pourboire là, c’est payer 5 fois la course… Quand on lui a dit que l’on allait faire de la monnaie dans une épicerie et qu’il devait nous attendre, il a finalement trouvé de la monnaie..

– un chauffeur qui cache le taximètre et vous annonce un prix pour la course lorsque vous entrez dans son taxi. Ça se fait dans d’autres pays d’Asie, mais là encore le chauffeur pensait tomber sur des touristes qui ne connaissent pas le fonctionnement au Vietnam. Du coup le prix annoncé en avance est souvent 3 fois plus élevé que le tarif avec taximètre. Donc la solution est de de lui imposer le taximétre ou sinon vous allez prendre un autre taxi. Généralement ça fait son effet.

Du coup, après plusieurs tests de différentes compagnies et recherches sur le net, on a trouvé 2 agences de taxi présentent partout et qui sont fiables. Il s’agit de Vinasun Taxi (taxi blanc) et Mailinh (taxi vert). Toutes nos courses avec ces deux agences se sont bien passées et c’est nous qui décidions de laisser un pourboire à la fin de la course.

Conseil n°9 : Fuyez les agences touristiques

Dans le centre ancien d’Hanoï particulièrement mais aussi dans beaucoup d’autres endroits, comme à Sapa, Hué ou Hoï An, vous allez croiser de très nombreuses agences de tourisme qui vendent excursions et mini séjours pour aller visiter la Baie d’Halong, voir les rizières à Sapa, flâner sous les lanternes de Hoï An, etc.. Si vous cherchez une excursion sympa et personnalisée, n’y allez pas. Toutes ces agences vendent la même chose, il n’y a rien d’authentique ou de personnalisé. Vous vous retrouverez en mode bétail, avec plein d’autres personnes à faire exactement le même parcours, vous vous  arrêterez aux mêmes endroits, etc.. Essayez plutôt de vous trouver des guides locaux qui pourrons vous proposer quelque chose de plus personnalisé et authentique.

Si vous cherchez un guide francophone pour explorer  les montagnes du nord à Sapa et aller à la rencontre des minorités ethniques du nord, lisez cet article.

Conseil n°10 : Viande

Vous allez très vite vous rendre compte que nos sacro-saints principes d’hygiène et de chaine du froid vont en prendre un coup durant votre séjour au Vietnam. Les Vietnamiens ont l’air de bien s’en accommodé, mais notre système immunitaire étant moins stimulé en Europe, pensez-y à deux fois avant d’acheter un bout de viande ou à manger dans les gargotes de rue. Ici souvent la viande est à même les étals ou sur un tissu sur le trottoir, sans être réfrigérée. Les gargotes s’y approvisionnent. Pas ou peu de camion frigorifique non plus. La cuisine se fait dans des arrières boutiques qui font peur et la vaisselle dans le caniveau. Ok je dépeins un portrait pas très ragouteur. Perso j’ai eu une mauvaise expérience à Istanbul avec du poisson vendu dans la rue, j’ai donc évité, préférant ne pas risquer d’être malade pour la suite du voyage. A l’inverse en Thaïlande, ça ne me posait pas de problème la cuisine de rue de Bangkok ou Chang Maï, mais c’était un peu différent. Au Vietnam on mangeait plutôt dans des petits restaurants ou vente à emporter qui avaient l’air plus regardant sur l’hygiène et en privilégiant plutôt les légumes et le riz. D’autres vous diront qu’il faut aussi faire attention aux légumes s’ils ne sont pas cuits… Bref, à vous de voir.

J’espère que ces quelques conseils vous aideront dans votre voyage et si vous en avez d’autres à partager, n’hésitez pas à les écrire en commentaire !

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